20 et 21 mars 1967 en Guadeloupe

Le 20 Mars 1967, Vladimir Snrsky, installé en Guadeloupe, agent électoral de l’UNR (parti gaulliste), connaissance de Foccart, grand nom de la Françafrique, lâche son chien sur Raphaël Balzinc, cordonnier installé devant son magasin à Basse-Terre, et profère des insultes racistes à son encontre. Des révoltes éclatèrent.

Nationalisme guadeloupéen et panafricanisme : enjeux, tensions et points de convergence

Nationalisme et panafricanisme, deux dynamiques pensées comme contradictoires. Mais le sont-elles vraiment ? La réflexion qui suit, à l’invitation de Africa Mondo, proposait une articulation cohérente entre ces deux dynamiques dont l’objectif est le même : la fin de l’eurocentrisme et la construction de souveraineté populaire.

Nou pran’y oben yo ban nou’y ? Réflexion sur le rôle des différents acteurs dans les dynamiques anti-esclavagistes

A qui doit-on l’abolition de l’esclavage trans-atlantique ? Pour sortir de l’impasse quant à savoir qui a eu le rôle principal, entre d’un côté les révoltes afros et de l’autre l’abolitionnisme européen, je propose de distinguer la dynamique anti-esclavagiste menée par les Africains et Afrodescendants, de la version d’abolition instaurée en 1848. Précisément pour mener une critique robuste de cette abolition-là, en restant par ailleurs plus proche des faits et de la réalité d’une pluralité des acteurs engagés dans le processus anti-esclavagiste.

En quoi le panafricanisme pourrait-il nous concerner, nous les « Antillais »? 

L’objectif de ce texte est de de présenter un type d’engagement caribéen dans le panafricanisme qui, contrairement à ce que voudraient certaines caricatures, n’a rien d’une posture identitaire passéiste fantasmant une Afrique ancestrale perdue. Au contraire, il s’agit d’une position politique proposant, à partir d’une analyse de la situation néocoloniale présente, une solution d’avenir.

L’esclavage atlantique et son abolition : plus qu’un simple enjeu de mémoire, un enjeu contemporain de luttes

Commémorer l’abolition de l’esclavage atlantique pratiqué par les Européens ne devrait pas consister à porter un regard sur un passé qui serait définitivement enterré, mais plutôt à se confronter avec lucidité aux racines historiques des combats que nous avons à mener à l’heure actuelle: les luttes pour les réparations et contre le néocolonialisme.