De la Guadeloupe à l’Algérie en passant par Paris : petite histoire de l’AGEG (années 1950-1960)

Récit et analyse du parcours de l’Association Générale des Étudiants Guadeloupéens, durant les décennies 1950 et 1960. Entre nationalisme et internationalisme, cette histoire recèle des éléments particulièrement stimulant pour élaborer des stratégies politiques, à l’aune des enjeux contemporains.

Nou pran’y oben yo ban nou’y ? Réflexion sur le rôle des différents acteurs dans les dynamiques anti-esclavagistes

A qui doit-on l’abolition de l’esclavage trans-atlantique ? Pour sortir de l’impasse quant à savoir qui a eu le rôle principal, entre d’un côté les révoltes afros et de l’autre l’abolitionnisme européen, je propose de distinguer la dynamique anti-esclavagiste menée par les Africains et Afrodescendants, de la version d’abolition instaurée en 1848. Précisément pour mener une critique robuste de cette abolition-là, en restant par ailleurs plus proche des faits et de la réalité d’une pluralité des acteurs engagés dans le processus anti-esclavagiste.

En quoi le panafricanisme pourrait-il nous concerner, nous les « Antillais »? 

L’objectif de ce texte est de de présenter un type d’engagement caribéen dans le panafricanisme qui, contrairement à ce que voudraient certaines caricatures, n’a rien d’une posture identitaire passéiste fantasmant une Afrique ancestrale perdue. Au contraire, il s’agit d’une position politique proposant, à partir d’une analyse de la situation néocoloniale présente, une solution d’avenir.

L’esclavage atlantique et son abolition : plus qu’un simple enjeu de mémoire, un enjeu contemporain de luttes

Commémorer l’abolition de l’esclavage atlantique pratiqué par les Européens ne devrait pas consister à porter un regard sur un passé qui serait définitivement enterré, mais plutôt à se confronter avec lucidité aux racines historiques des combats que nous avons à mener à l’heure actuelle: les luttes pour les réparations et contre le néocolonialisme.