Communiqué de l’Union Générale des Travailleurs Guadeloupéens (UGTG) : A propos des attentats de Paris

Afin de visibiliser l’activité syndicale de Guadeloupe totalement méconnue en France, aussi bien en terme d’action que de production de discours et d’idées, je reproduis ici un communiqué de l’UGTG concernant les événements tragiques survenus en France. Comme vous le verrez, la condamnation ferme ne se prive pas d’une certaine lucidité, notamment sur la politique étrangère de la France, entre autres.

COMMUNIQUE DE PRESSE

A propos des attentats de PARIS 

L’UGTG condamne avec la plus grande fermeté le carnage perpétré à Paris le 13 novembre dernier mais ne participera à aucune union sacrée ni avec l’Etat colonial français, ni avec ses valets locaux, ni avec le patronat.

Une fois de plus, ce sont les travailleurs, des victimes innocentes qui sont frappées par la barbarie.

Nous, Travailleurs et Peuple de Guadeloupe, savons ce qu’est la barbarie pour avoir été frappés à de nombreuses reprises par le terrorisme d’état.

Sonjé,  les 300 guadeloupéens décapités par le général Richepanse sur la place de la victoire en 1802. Plus près de nous, la centaine de personnes massacrés par les militaires français en mai 1967 [massacre non reconnu par l’Etat à ce jour…], etc…

L’UGTG adresse sa solidarité aux Travailleurs et au Peuple français.

Et déclare que :

  • DAESH est le fruit de la guerre en Lybie, en Afghanistan, en Irak, en Syrie, en Centrafrique, au Mali, organisée par les puissances occidentales au service des multinationales et du grand capital international
  • Cette barbarie est la conséquence de la déstabilisation de ces nations orchestrées par les grandes puissances dans le but de piller les ressources naturelles et asservir les peuples
  • Cette barbarie est la résultante de la dislocation des nations et des peuples laissant place au chaos, laissant place à des pays sans gouvernement, sans institution, livrés à des groupes armés financés et équipés par les grandes puissances au rang desquels la France, les USA, la Grande-Bretagne, la Russie notamment
  • Pour combattre la barbarie, il faut avant tout oeuvrer pour la paix et la souveraineté des nations et non pour la guerre comme le font les grandes puissances toupatou si latè [partout sur terre]
  • Le combat pour la paix passe inexorablement par la défense des libertés fondamentales, par la défense des syndicats et du droit du travail, protecteur des salariés, sans cesse attaqué par le patronat et l’Etat,
  • Le combat pour la paix passe inexorablement par la défense des libertés syndicales sans cesse bafouées, et qui le seront encore plus dans le cadre de l’état d’urgence décrété en France et en Guadeloupe
  • Le combat pour la paix passe inexorablement par la réussite scolaire et l’insertion professionnelle durable de nos enfants, par l’amélioration des conditions de vie des travailleurs et du peuple pou timoun annou pa tobé adan men a pon fanatik [afin que nous enfants ne se laissent embrigader par quelque fanatisme que ce soit].

L’UGTG invite les Guadeloupéens à faire preuve de compassion et d’esprit critique en se demandant pour les guerres s’invitent en France et pourquoi de jeunes français tirent sur d’autres français.

 

Le Secrétaire Générale de l’UGTG

Elie Domota

 

 

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Rappel d’importance sur une autre affaire : la CGTG, autre syndicat de Guadeloupe subit de plein fouet actuellement la justice coloniale et patronale, en se voyant condamné à  verser 53 000 à des békés pour avoir dit qu’ils se sont enrichi via l’esclavage. Plus d’informations ici et , par exemple.

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